Snapchat, Twitter, Facebook : pourquoi sont-ils tous intéressés par le paiement mobile ?

Publié le: 2 septembre 2014

Catégories: E-commerce, Médias sociaux, Mobile

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Les médias sociaux ne sont plus uniquement ce que vous croyez qu’ils sont. Facebook a su depuis son lancement désormais créer un vrai empire digital riche de nombreuses fonctionnalités, entreprises et services rachetés parfois à coup de milliards (Instagram et WhatsApp pour ne pas les citer).

On apprend dernièrement que Snapchat qui avait refusé il y a quelques mois d’être racheté par Facebook pour 3 milliards de dollars (Pourquoi Facebook propose de racheter Snapchat pour 3 milliards de dollars ?) serait enclin à laisser entrer au capital le géant du e-commerce Chinois, Alibaba. Pour ceux qui s’imaginait que le Social Commerce serait la simple intégration de boutique sur une page Facebook comprennent qu’aujourd’hui il y a de vraies passerelles à créer entre achat et plateformes sociales. Que ces achats soient rattachés à des produits physiques ou à des fonctionnalités, les plateformes sociales et notamment les applications de messagerie mobile ne voient pas leur monétisation uniquement au travers de logiques publicitaires (Pourquoi Facebook va s’inspirer de WeChat pour monétiser WhatsApp ?).

Dans ce cadre, il n’est pas étonnant d’apprendre et de voir que Facebook, Twitter, Snapchat, à l’instar de ce qu’il était précédemment pour Google se montrent très intéressés par développer ou posséder leur propre service de paiement mobile. En effet, l’idée n’est pas forcément de vendre des produits contrôlés par ces services mais d’être plutôt dans une logique où social et marketplace peuvent se conjuguer efficacement. Contrôler le paiement mobile, c’est le meilleur moyen de voir les flux financiers transités et de prélever directement à la source une commission rémunératrice.

Snapchat : le paiement pour développer des fonctionnalités payantes pour les utilisateurs

Snapchat a déposé plusieurs brevets autour du paiement mobile rattaché à son service. Le but immédiat de l’application est de pouvoir proposer des fonctionnalités payantes à ses utilisateurs (monétisation auprès des utilisateurs plutôt que via les annonceurs) et préfère donc proposer son propre service de paiement pour fluidifier l’expérience au sein de son application.

A l’instar de son concurrent japonais, Line, qui se rémunère largement grâce à ses stickers et plus de 40 mini-jeux intégrés directement dans l’application, Snapchat souhaite  proposer des jeux, des auto-collants, ou des éléments (filtres, …) en plus à afficher sur les photographies envoyées.

Facebook : le paiement mobile pour diversifier ses revenus et attaquer le marché asiatique

Facebook quant à lui s’était essayé il y a quelques temps à la monnaie virtuelle au travers des Facebook Credits (qui représentaient du « vrai argent » que vous aviez converti précédemment, sur le principe similaire d’un casino). Facebook recherche désormais d’avoir l’agrément d’un pays à savoir la Banque Centrale d’Irlande pour devenir un organisme financier autorisé. Le principe serait alors proche de celui de Paypal où les utilisateurs pourraient avoir un compte et gérer une partie de leur paiement sur Facebook et ses applications liées (WhatsApp, Instagram) mais également d’autres applications non liées pour effectuer ses paiements.

L’idée de Facebook est de diversifier ses sources de revenus pour ne pas dépendre trop fortement des seuls revenus publicitaires, tout en attaquant fortement le marché asiatique sur ce créneau où ses concurrents que sont Tencent (qui possède WeChat) et Alibaba (qui souhaite investir dans Snapchat) ont déjà une longueur d’avance sur la question du paiement mobile. Le paiement mobile est déjà une réalité pour Facebook aux USA où la société est autorisée. Ainsi, sur l’année 2013, Facebook a déclaré à la SEC avoir traité pour 2,1 milliards de dollars de transactions, principalement liées aux jeux en ligne. Le réseau social s’adjuge 30% de ces montants, qui au total comptent pour 10% de ses revenus.

Twitter : le paiement mobile pour développer les fonctionnalités e-commerce intégrées

Twitter semble avoir un temps de retard par rapport à Facebook sur la question du paiement. Pour accélérer sur ce terrain, Twitter a choisi en juillet dernier de racheter la société Cardspring qui propose un service de paiement en ligne. CardSprings est connu pour ses interfaces de programmation d’applications permettant aux développeurs de concevoir des applications online taillées pour les transactions financières et les paiements par de cartes de crédit. La stratégie de Twitter est plus clairement celle du commerce en ligne comme le prouve les tests actuels des boutons « Buy » directement intégrés au sein des tweets (plus de détails dans Twitter continue d’enrichir ses fonctionnalités) ou des rapprochements avec Amazon (Des nouveautés e-commerce chez Amazon)

Et en Chine : Baidu vs Alibaba vs Tencent

Le marché chinois est spécifique, on le sait, de part sa taille et de part les acteurs qui le composent. 3 géants s’affrontent sur toutes les composantes du digital (social mobile apps, gaming, ecommerce, …) : Baidu, Tencent, Alibaba (voir : Tencent, ce géant de l’Internet chinois que vous ne connaissez pas encore). Néanmoins, le graal recherché aujourd’hui par ces géants est le mobile banking. Le moyen est de dévélopper tout un ensemble de services qui composeront votre vie numérique,  services payants ou pas, mais qui vous obligeront à terme pour des raisons de praticité à relier votre système bancaire personnel. Plutôt que de le relier, l’idée est bien de l’intégrer et d’en faire un service en tant que tel.

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