État des lieux du M-commerce en France

Publié le: 15 novembre 2012

Catégories: E-commerce, Mobile

Mots clés: , , , , ,

m_commerce

Le M-commerce : quel état des lieux en France fin 2012 ?

Si l’on en croit les prévisions du cabinet d’étude Forrester qui datent de 2011, tout restait encore à faire sur le M-commerce : 25 milliards de $ en 2015 et 31 milliards $ en 2016 au niveau mondial. Quand on sait que ces prévisions incluent également tous les achats d’applications, on peut se poser les questions sur l’existence d’un véritable boom du m-commerce. Cependant plusieurs éléments forts sur cette année 2012 laisse planer plus d’optimisme

Le Mobile : un canal d’information avant un canal de vente

A voir chaque nouveau terminal dans une logique de conversion immédiate, on ne mesure pas (ou mal) les logiques cross-canales que le client a. On utilise son portable en magasin pour flasher un QR Code, chercher une information sur Internet, des applications embarquées comme permettent au moment de la décision d’achat de retrouver des informations personnalisées, la dématérialisation de cartes de fidélité comme avec FidMe, les applications de comparaison de produits comme Quiestlemoinscher de Leclerc… Ne juger de la performance du mobile dans une logique marchande qu’au travers de chiffres de volume de ventes générées n’est pas la seule grille de lecture.

Le T-commerce ?!

Certaines études ne prennent dans leurs chiffres autour du m-commerce que le mobile au sens de téléphone / smartphone. Ne sont bien souvent pas pris en compte tous les terminaux mobiles comme les tablettes. On connaît le boom qui est en train de se produire sur ce marché en plein croissance. Il ne faut pas non plus oublier que les usages des « tablonautes » sont fortement différents de ceux que nous pouvons avoir depuis un ordinateur fixe ou bien encore un smartphone.

En effet, la tablette au delà de la consultation de mails ou de la recherche d’une information est d’abord vue comme le terminal par excellence du shopping et du divertissement. Les applications de gaming, la lecture de livres ou de magazines, la consultation d’applications interactives permettent à la différence du mobile d’avoir des vraies expériences riches. Ainsi, dans le domaine du e-commerce, on ne peut plus imaginer pour nombre de secteurs d’activités ne pas proposer une application riche pour tablette. La priorité, avant le smartphone, se trouverait même plutôt là si on attend d’abord dans les terminaux mobiles un canal de vente supplémentaire.

Selon Mediamétrie (1er trimestre 2012), 71 % des tablonautes ont déjà cherché des informations prix ou produit pour préparer un achat dans un magasin (on retrouve là encore la logique cross-canale évoquée en début d’article). Actuellement, on compte 960 000 t-acheteurs en France, soit 29 % des tablonautes, un chiffre en progression de 71 % au 1er trimestre 2012. Ce terminal détrône même les autres supports dans la préparation d’un achat puisque la tablette, quand elle est présente au foyer, est préférée pour préparer un achat.

En France, les premières applications marchandes sont les leaders du e-commerce. La notoriété d’un site et la largeur ou fréquence d’achats sur un site sont des éléments favorisants pour ces derniers leurs premières places au sein de ce classement (source Mediamétrie).

  1. Amazon (1,2 millions de V.U par mois depuis les tablettes)
  2. eBay
  3. Fnac
  4. Cdiscount
  5. Vente-Privée
  6. La Redoute

Et sur les smartphones ?

Certes, je vous parle de tablette de manière prioritaire pour insister sur l’importance aujourd’hui de ce terminal mais je n’occulte pas la place des smartphones bien évidemment. Au delà de l’aspect recherche et prise d’information dans une logique multi-canale, le m-commerce en France pèserait 2,2 milliards € de C.A et ce sont 4,3 millions de mobinautes (sur 20 millions) qui déclarent avoir acheté au moins une fois en ligne. Là encore pondérons ces chiffres car n’oublions pas qu’ils prennent en compte les applications payantes téléchargées.

La clé quoiqu’il en soit est de proposer aujourd’hui sur tous ces terminaux, des expériences riches et adaptées. Que l’on parle d’applications, de sites mobiles en propre ou bien encore de responsive design, l’idée centrale est l’expérience proposée à l’internaute. Sur tablette et sur smartphone, encore plus que depuis un ordinateur, nous sommes exigeants et n’utilisons pas un site / service non accessible et non adaptée à ce terminal. Cela semble basique mais aujourd’hui c’est devenu un must-have. Dans le cadre actuel des missions que je mène, nous travaillons sur de nombreux sujets liés au e-commerce et au parcours client sur des terminaux mobiles. Les réflexions encore malheureusement s’arrêtent à vouloir proposer l’application la plus riche fonctionnellement en oubliant certaines règles marchandes et d’ergonomie mobile qui feront la différence.

Un commentaire pour État des lieux du M-commerce en France

  1. […] Si l'on en croit les prévisions du cabinet d'étude Forrester qui datent de 2011, tout restait encore à faire sur le M-commerce : 25 milliards de $ en 2015 et 31 milliards $ en 2016 au niveau mondia…  […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *