Bilan digital de l’année 2014

Publié le: 29 décembre 2014

Catégories: Actualité, Transformation digitale

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Déjà la fin de l’année ! Cette phrase peut paraître bateau mais cette année, peut être encore plus que les autres, sera passée à une vitesse fulgurante. 2015 marquera notre 5eme année pour l’équipe The Persuaders qui continue son développement et sa croissance à la fois de ses équipes que de ses projets.  Ce qui était un pari de lancer un cabinet conseil avec une approche du conseil résolument novatrice se révèle aujourd’hui être plus que jamais notre vocation pour accompagner les entreprises majeures en France dans leur stratégie et performance sur le digital. On vous réserve encore quelques bonnes surprises en 2015, n’en doutez-pas 😉

Comme chaque année, je me demande de ce qui restera de l’année digitale écoulée et surtout si j’avais besoin de la résumer en un article quelques sont les actualités ou faits majeurs que je retiendrai.

Un buzzword en remplace un autre

Comme chaque année de nouveaux buzzwords sont les armes communicationnelles des prestataires dans l’univers du digital. Les termes de Social Media Marketing et Buzz marketing ont largement fait place cette année aux notions de Big Data et Transformation Digitale. Le point majeur à retenir au delà des buzzwords est clairement celle du « sens » et de la « performance ». Celle du sens car si les étapes digitales ne vont pas dans le « sens » de la stratégie globale de l’entreprise, elles ne sont que futilités. Le Digital est aujourd’hui également ce qui doit donner le « sens » i.e la direction à suivre pour de nombreuses entreprises pour s’adapter aux usages actuels et futurs de leurs cibles, mais aussi des nouveaux enjeux concurrentiels. Le digital est donc loin de poser uniquement des questions digitales ! (lire : La transformation digitale est-elle d’abord une question digitale ?)

Performance car pour que le Digital marque une nouvelle direction pour l’entreprise, il se doit d’être performant. Performant veut dire savoir mesurer, mais aussi savoir comprendre et regarder les bons indicateurs. Un chiffre ou une donnée dans l’absolu ne veut rien dire, ce n’est qu’une comparaison, qu’une mise en perspective avec d’autres informations ou données chiffrées qui permet d’en tirer une analyse. Clairement, il s’agit aujourd’hui de comprendre, faire comprendre plutôt que de seulement mesurer et c’est là l’un des principaux enjeux pour les entreprises en 2015.

Une nouvelle ère des médias sociaux

Il y a quelques mois encore j’aurai pu présenter cette affirmation plutôt comme une interrogation. Je ne le fais pas puisque clairement nous sommes entrés cette année dans la 2nde ère des médias sociaux. Malheureusement, la très grandes majorité des entreprises en sont encore dans la 1ère. Cela signifie que nombre d’entreprises continuent à prendre les médias sociaux et à les voir comme ils pouvaient encore être appréciés il y a 12 ou 18 mois en arrière : comme des espaces de conversation servant la promotion d’une marque qui se doit d’attirer à elle des audiences directes et fidèles (lire : Est-ce la fin des conversations sur les médias sociaux ?). Il est évident qu’en 2014 mais comme les années précédentes, les plateformes sociales majeures continuent de renforcer leur logique média pour renforcer la monétisation. Ainsi, 2014 a marqué pour Facebook son lancement dans l’univers de la publicité vidéo (lire : Quelles sont les ambitions de Facebook dans le domaine de la vidéo ?) pour ainsi continuer à adapter son offre aux exigences du marché publicitaire digitale, comme il l’avait déjà fait autour du Retargeting publicitaire en 2013 (lire : La publicité à la performance se renforce chez Facebook)

La baisse continue du reach sur Facebook mais aussi désormais sur d’autres plateformes sociales amènent les entreprises à relativiser cette notion d’abonnement et de fidélité. L’important n’est pas (et n’aurait jamais du être) les fans mais bien la notion d’engagement et de tonalité. Quelle perception nos actions laissent-elles et quelles actions notre communication déclenche-t-elle ? Les notions de socialisation des sites et des applications que je développe depuis que je pars des notions de médias sociaux sur ce blog et sur MediasSociaux.fr arrive enfin à l’esprit des entreprises qui (re)comprennent que la bataille se place d’abord sur des supports sous gouvernance à la fois pour réduire la dépendance vis à vis de plateformes externes, mais aussi pour des notions évidentes de coûts. 2014 et je l’espère 2015 marquent enfin les prises de conscience de l’importance de l’écosystème digital et de sa gouvernance liée (lire : Est-il temps de revoir votre écosystème digital ?).

Une nouvelle ère parce que de nouveaux acteurs font aujourd’hui clairement de l’ombre aux plateformes sociales jusqu’alors dominantes. Twitter s’est largement fait dépassé en termes d’audience et d’engagement par Instagram. Snapchat s’est clairement imposé comme un nouveau mode de communication (lire : Snapchat, l’âge de maturité d’un service mobile pour adolescents ?) même si tout est loin encore d’être gagné pour ces nouveaux acteurs (lire : Snapchat : entre piratage, publicité et concurrence).

Un Chief Digital Officer… ou pas ?

Cette question taraude probablement encore de nombreuses entreprises qui se posent la question de la « bonne » gouvernance du Digital. Depuis 2010, j’ai eu la chance de monter plusieurs Digital Factories au sein d’entreprises majeures en France et à l’International. Je ne dis pas que faire du Numérique un branche ou une direction à part est toujours la bonne solution mais il est probablement pour nombre d’entreprises analogiques une étape indispensable dans leur Transformation Digitale. Tout changement nécessite un ou des leaders. Plus ils sont haut placés dans la hiérarchie, plus le changement peut être porté et donc possible et rapide. Malheureusement, quand on regarde les entreprises vues comme les nouvelles dominatrices de l’économie mondiale (lire : Ce que les GAFA nous apprennent sur la Transformation digitale des entreprises), on est loin d’une organisation semblable à nos entreprises napoléoniennes régies par des chefs, généraux et autres sergents. Google même s’est posé sérieusement la question de la pertinence du middle management au sein de son entreprises. Vous comprenez que la question n’est pas de savoir quelle est la bonne organisation dans l’absolu mais quelle est l’organisation la plus adaptée à un moment donné pour accompagner ce changement impliqué par le Digital.

Paiement mobile, objets connectés, … les nouveaux horizons du Digital

Si l’on parle depuis déjà bien longtemps, non plus d’économie Internet mais d’économie numérique ou digitale, c’est que les frontières d’Internet ont de loin dépassées des notions centrées sur le terminal qu’était l’ordinateur. Le monde est connecté et les enjeux liés abordés par un ensemble d’acteurs historiques ou de nouveaux acteurs le sont tout autant. Voir les bouleversements à venir dans l’univers de la banque et du paiement par exemple nous permettent déjà d’anticiper que le rôle historique des banques va clairement être remis en jeu. En Chine déjà vous pouvez vous créer un compte bancaire sur WeChat, l’application mobile de messagerie et cela sans nul va inspirer Facebook pour WhatsApp (Pourquoi Facebook va s’inspirer de WeChat pour monétiser et développer WhatsApp) mais également Snapchat ou bien encore Apple (lire : Snapchat, Twitter, Facebook : pourquoi sont-ils tous intéressés par le paiement mobile ?).

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