Est-il temps de revoir votre écosystème digital ?

Publié le: 9 septembre 2014

Catégories: Transformation digitale

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Je vous parle depuis un certain temps maintenant de l’évolution du digital à la fois dans ses usages (l’avènement des médias sociaux), que dans la montée en puissance des logiques marchandes propres (e-commerce) ou croisées avec les magasins (magasins connectés). Bref nul ne peut prétendre que les règles du web marketing qui étaient valables il y a encore quelques années puissent être poursuivies aujourd’hui.

  • Les postures de communication se doivent d’évoluer pour placer la marque dans une logique plus fortement relationnelle et dans l’expérience sans couture et riche, que uniquement dans le relais d’information froide.

  • Les canaux de communication et de relation s’enrichissent et doivent intégrer des notions d’agilité de plus en plus grande pour permettre cette souplesse et évolutivité.

Un Chief Digital Officer ?

Sauf que dans les faits, lorsque nous intervenons avec The Persuaders, sur des sujets de refonte de l’écosystème digital d’une marque, le constat est que l’architecture construite est plus proche de la maison sans fondation où les briques sont placées les unes au dessus des autres en espérant que le mur tienne que celle d’une bâtisse solide. L’un des sujets liés à transformation digitale des l’entreprise n’est pas seulement la question de la culture et de l’organisation internes qui doivent être renforcées autour des logiques digitales, mais également la question de savoir si les briques construites et les leviers construits continuent de faire sens. Lorsqu’une entreprise a créé un jouet, elle a toujours du mal à abandonner ses anciens jouets, même si elle en veut toujours des nouveaux.

Poussées par des agences dont ce n’est pas toujours leur intérêt business de voir leur périmètre d’activité changer pour être réduit voire disparaître, les entreprises ont plus aujourd’hui que demain d’y voir clair dans le Digital. Y voir clair, c’est suivre les tendances et les évolutions d’un marché où il se passe chaque semaine plus de choses que les semaines précédentes, mais c’est aussi savoir prendre le temps de la décision de la révision et de l’optimisation de son écosystème digital. Le premier rôle finalement du Chief Digital Officer est d’être le garant de cette architecture qu’il doit définir et consolider.

Plus la maison veut être grande, plus les risques de courant d’air sont importants, tout comme les besoins fréquents de faire des rénovations. Les plus grandes entreprises,  quand on leur pose aujourd’hui la question de leur architecture digitale, n’ont, bien souvent, qu’une vue parcellaire de qui est fait. C’est à la fois une bonne chose qui prouve que le digital infuse dans différentes directions et germent à différents endroits, mais c’est également un risque important de dissonance dans des démarches à la fois d’un point de vue technique et fonctionnel, mais aussi dans la cohérence des processus mis en place pour en suivre la performance et cette fameuse évolution que j’évoquais plus tôt.

Le digital prend du poids dans l’entreprise et la transformation digitale devient une nécessité pressante pour de nombreuses entreprises pour adapter leurs leviers business et relationnels aux attentes de leur marché ou de leurs cibles. Le besoin d’architectes et d’avocats du digital pour savoir apporter la vision et défendre les intérêts au plus juste sont alors tout autant une nécessité stratégique et opérationnelle à avoir.

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