Les marketplace e-commerce ont le vent en poupe

Publié le: 11 février 2013

Catégories: E-commerce

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Fnac, La Redoute, Galeries Lafayettes... les marketplaces se multiplient

Fnac, La Redoute, Galeries Lafayettes… les marketplaces se multiplient

Quand on pense à sa stratégie e-commerce, on réfléchit trop souvent de manière auto-centrée sur son site et à l’ergonomie de la boutique que l’on doit intégrer et la solution technique la plus pertinentes (Prestashop ? Magento ? Wizishop ? Oxatis ? Développement spécifique ?). Comme sur de nombreux autres sujets digitaux, les prestataires sont nombreux à se batailler pour vous développer la plus belle boutique. S’engage ensuite la bataille de la génération de trafic qualifié via tous les leviers webmarketing, sociaux et offline à votre disposition, et de la transformation et fidélisation. Bref, je ne refais pas le schéma de ce que vivent des milliers de e-commerçants.

Mais vous êtes-vous posé la question de savoir si finalement vendre directement sur une marketplace ne ferait pas plus sens. Là encore les solutions sont nombreuses et les distributeurs e-commerce phare que sont Fnac, Amazon ou bien encore La Redoute proposent leur propre solution pour inviter des marques à directement vendre depuis une boutique personnalisée sur leur marketplace. Si je ne prends que l’exemple de la Fnac, la marketplace s’adresse aussi bien aux vendeurs particuliers que professionnels pour des biens allant des produits électroniques, biens culturels à du petit et gros électroménager. L’ambition affichée est forte puisque Fnac souhaite, d’ici 2015, générer 25 à 30% de son volume d’affaires directement sur cette marketplace.

Les bénéfices pour ces entreprises est de profiter de leur notoriété, de leur fort retour d’expérience sur le e-commerce, et de leur audience pour mieux fidéliser leurs vendeurs mais aussi capter une source de trafic additionnel qui jusque là faisait peut-être uniquement confiance aux sites d’annonces entre particuliers comme LeBonCoin, ou aux sites phares que sont eBay ou PriceMinister. Pas de gestion de stock, pas de gestion des retours, pas de logistique, que de la mise en relation et des commissions au rendez-vous. Le business model paraît juteux sur le papier mais la concurrence est déjà installée…

Le bénéfice pour le vendeur professionnel sont clairement que les coûts à l’entrée sont moindre, l’audience à générer ne dépend plus de son propre fait. Bref les avantages sont nombreux et bien souvent obnubillés par une vision e-commerce trop souvent égocentrée sur la création de leur propre boutique les vendeurs professionnels peuvent passer à côté des opportunités pertinentes des marketplaces.

Une stratégie e-commerce ne se résume pas à sa boutique

De la même manière qu’une stratégie digitale ne se résume pas seulement au fait d’avoir un site Internet vitrine, média ou relationnel. Les supports d’information, de communication et de relation sont devenus nombreux à l’heure des médias sociaux, et les réseaux sociaux captent aujourd’hui une très grande partie de l’attention de l’internaute. Certains ont cru trop tôt que cette montée en puissance des réseaux sociaux et au premier rang desquels Facebook allait obliger les marques à « déporter » tout ou partie de leur stratégie marchande. J’ai parlé à de nombreuses reprises des opportunités riches du Social Commerce mais pris dans son ensemble (pré-achat, pendant achat et post-achat), plutôt que de le synthètiser au seul F-Commerce. Même si aujourd’hui, on voit des clubs de football comme les New-York Red Bull proposer des places pour les prochains matches directement en vente sur leur page Facebook, le succès des démarches F-commerce sont aujourd’hui largement absentes (F-commerce : les 5 raisons de l’échec des boutiques sur Facebook).

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Ils ont été nombreux aussi ceux à vous vanter les mérites de Pinterest, alors que d’un point de vue purement marchand d’autres sites apparaissent aujourd’hui comme plus pertinents (Il y a Pinterest mais aussi les autres : Polyvore, TheFancy, ShopStyle…). Là où Pinterest n’a pas réussi à s’imposer comme une vraie marketplace oscillant trop entre plateforme de communication et potentialités marchandes, TheFancy, tout comme Polyvore ont su se faire une vraie place dans les parcours marchands des internautes. Aujourd’hui, Pinterest fait moins les gros titres des présentations des agences de communication, il faut dire que l’engouement en France s’est largement essouflé depuis quelques mois, faute à un modèle copiable trop facilement, l’invasion de contenus à caractère sexuel (qui avait son époque précipité la chute de ChatRoulette, et qui cause dès aujourd’hui quelques problèmes à Vine, la plateforme de microvlogging de Twitter) mais aussi des contenus obsolètes (The Pinterest Problem).

Tout le monde s’y met…

Les marketplace ont tellement le vent en poupe, notamment dans un usage CtoC (revente directe de produits  entre consommateurs) qu’Amazon envisage d’explorer le modèle de la revente de biens digitaux dématérialisés comme les eBooks ou les fichiers MP3.

Si je me concentre sur l’usage BtoC, depuis le succès de plateformes comme eBay, les marchands ont compris que la bataille du e-commerce pouvait également prendre lieu sur ces territoires. Que ce soit pour vendre des produits à « déstocker », événementialiser le lancement d’un produit avec une offre limitée, les raisons peuvent être nombreuses de « déporter » sa boutique en externe. Le succès des plateformes de Vente Privée n’est-il par le meilleur exemple de l’engouement des internautes pour les bons plans et de l’accès à une multitude de produits depuis une seule boutique ? D’un point de vue technique, les solutions de gestion multi-marketplace de la distribution de ses produits, permet de gagner en tranquilité et en suivi des ventes.

Clairement aujourd’hui réfléchir à sa stratégie de distribution de produits sur Internet, obligent à envisager les différentes éventualités. Pour des raisons de simplicités, de logistiques, d’attentes des internautes, de meilleure gestion des retours, envisager toutes les solutions est indispensable. On voit des sites comme Galeries Lafayette, commencer à développer de vrais corners pour certaines marques, on peut se demander pourquoi les grands distributeurs français, sur leurs sites, ne proposent pas les mêmes activations.

3 commentaires pour Les marketplace e-commerce ont le vent en poupe

  1. […] Quand on pense à sa stratégie e-commerce, on réfléchit trop souvent de manière auto-centrée sur son site et à l'ergonomie de la boutique que l'on doit intégrer et la solution technique la plus pert…  […]

  2. tchat dit :

    ça dépend pour qui des fois certains secteurs deviennent de plus en plus saturés

  3. […] incapable de développer seul en quelques mois, et qu’elle présente l’avantage d’aider le marchand à se désincarcérer de sa propre boutique pour lever la tête et voir un peu plus […]

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