5 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Snapchat

Publié le: 17 mars 2016

Catégories: Médias sociaux

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Ca fait déjà plusieurs années que je vous parle de Snapchat et que je vous explique que cette simple application de messagerie représente bien plus qu’une application de messagerie. Petit récapitulatif des articles précédents que j’ai écrit sur le sujet :

Vous l’avez compris depuis 2013, Snapchat n’est pas une énième application mobile (à la différence de Peach qui fait a fait parler en début d’année et qui rejoint la liste des épiphénomènes du Web : Peach, quelle est cette app étrange dont tout le monde parle ?) qui s’est perdu mais bien un service qui tend aujourd’hui à redistribuer les cartes de la consommation digitale / mobile (et ce qui est lié : publicité, contenus, services, …)

Snapchat aurait refusé 3 offres de rachat de la part de Facebook, Tencent et Google !

Facebook aurait proposé 3 milliards de $, Google 4 milliards $ mais Evan Spiegel, le fondateur de Snapchat a repoussé les offres. Par contre, pour assurer son développement, les tours de table successifs ont permis de faire rentrer certains investisseurs dont 2 sociétés chinoises bien connues : Tencent (propriétaire entre autres de QQ et WeChat et, que si vous ne connaissez pas encore, voici un article de rattrapage : Tencent, ce géant de l’Internet Chinois que vous ne connaissez pas) et Alibaba. Si Tencent avait investi tôt dès le 2eme tour, Alibaba est rentré plus tardivement au capital en apportant 200 millions et permettant alors, en 2015, à Snapchat de dépasser une valorisation de 15 milliards de $.

Snapchat est un acteur du paiement mobile avec SnapCash

En s’associant avec Square, Snapchat voulait proposer son propre système in-app pour gérer les micro-paiements et transferts d’argent entre utilisateurs. Au travers de ce partenariat, il s’agit pour Snapchat de rentrer dans la bataille du paiement mobile dans laquelle sont engagées d’autres sociétés bien connues du Web. Dans les faits, après avoir rentré son numéro de carte bancaire, il est possible d’envoyer de l’argent à un autre utilisateur en envoyant simplement un message. Le système de discussion reconnaît automatiquement le signe «$», et le destinataire a alors 24 heures pour accepter le paiement.

Snapchat ambitionne d’aller plus loin à l’instar de ce que WeChat, Facebook et Line font ou veulent faire dans le domaine du Social Commerce en s’appuyant sur les conversations des internautes. En effet, Snapchat a déposé plusieurs brevets autour du paiement mobile rattaché à son service. Le but immédiat de l’application est de pouvoir proposer des fonctionnalités payantes à ses utilisateurs (monétisation auprès des utilisateurs plutôt que via les annonceurs) et préfère donc proposer son propre service de paiement pour fluidifier l’expérience au sein de son application.

A l’instar de son concurrent japonais, Line, qui se rémunère largement grâce à ses stickers et plus de 40 mini-jeux intégrés directement dans l’application, Snapchat souhaite  proposer des jeux, des auto-collants, ou des éléments (filtres, …) en plus à afficher sur les photographies envoyées.

Snapchat aurait envisagé de lancer son label de musique !

Plus surprenant quand on sait que Twitter en avril 2013 avait essayé de développer son service dans l’univers de la musique (Twitter Music : pourquoi Twitter lance-t-il son service d’écoute et de partage de musique ?) mais avait dû rapidement renoncer. Snapchat cherche des voies de diversification. Si les contenus avec des partenaires médias intégrés dans Discover est un moyen, Snapchat et ses fondateurs ont d’autres idées plus surprenantes.

L’entreprise californienne aurait en effet en 2015 tenté de racheter le label de la pop star Taylor Swift, Big Machine (Snapchat veut se lancer sur le marché de la musique). Dès janvier 2015, Snapchat, s’était allié à Warner Music pour proposer des contenus musicaux dans Discover. Snapchat aurait été en discussion également avec Sony pour créer un vrai label musical et ainsi proposer sur sa plateforme ses propres artistes produits (Les hackers de Sony Pictures révèlent les secrets de Snapchat dans la musique). Bref, entre rumeurs et révélations stratégiques, il est compliqué de savoir quel part de vérité donner à ces informations.

Snapchat Discover est un succès

Discover est en partie la fonctionnalité qui permet à Snapchat d’être plus q’une application de messagerie entre utilisateurs. Il s’agit via des partenaires médias d’apporter du contenu aux utilisateurs (près de 20 à date). Lancée en janvier 2015, la fonctionnalité doit également permettre à Snapchat de renforcer sa stratégie publicitaire. Les attentes fixées sont donc importantes.

Si certains observateurs se sont demandés comment des médias traditionnels comme CNN ou le Wall Street Journal pourraient cohabiter avec des selfies d’ados, dans les faits, les médias innovent et testent des contenus et des formats différents pour intéresser une cible jeune. Dans les faits, les contenus sont jugés par certains comme « médiocres » mais finalement n’ont pas de mal à cohabiter sur l’application avec la partie plus conversationnelle entre utilisateurs. Les médias y testent des nouveaux contenus, des nouveaux formats, qui doivent parler à une cible jeune. Il y alors une certaine différence aves des contenus plus « traditionnels » relayés sur Twitter. Quelques chiffres pour témoigner de ce succès :

  • Cosmopolitan ainsi communique sur le fait que chaque mois leur « chaîne » gènère 19 millions de vues (alors que dans le même temps le site génère 20 millions de visiteurs uniques).
  • 21% du trafic généré par Buzzfeed sur ces contenus le serait grâce à Snapchat

Slinger est l’application liée à Snapchat qu’il vous faut

Slinger permet de répondre à la volonté de certains utilisateurs de diffuser leurs « Stories » pendant plus de 24 heures. Les utilisateurs peuvent télécharger leurs stories Snapchat puis les ajouter sur Slinger, ou créer leurs vidéos verticales directement sur Slinger. Slinger ambitionne de se positionner comme le « Youtube des vidéos verticales ». Slinger part du principe que Snapchat a développé cet usage de se filmer à la verticale depuis son smartphone mais que l’application a ses codes qui ne parlent qu’à une population relativement jeune. L’ambition est donc de pouvoir toucher une cible plus large, en terme de tranches d’âge. Autant le dire tout de suite, pour le moment, vous n’aviez (avant cet article) jamais entendu parler de Slinger et cela risque d’être le cas pendant encore quelques mois. L’avènement des vidéos live, que ce soit du côté de Periscope que désormais sur Facebook via Facebook Live, risque de tuer dans l’oeuf cette applications qui rejoindre la longue liste des épiphénomènes du Web.

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